Le carême 2025: un chemin vers le renouveau

Chers frères et sœurs, Le Carême 2025 est une période sacrée de quarante jours, un voyage de réflexion, de pénitence et de renouveau spirituel qui nous prépare à la joie de Pâques. Au sein de l'Église Chrétienne Catholique Traditionnelle, nous vous invitons à marcher avec nous sur ce chemin, à approfondir votre foi et à découvrir la paix intérieure. Que ce temps de Carême soit pour chacun une occasion de croissance spirituelle et de rapprochement avec Dieu.

Message à l'occasion du début du carême 2025.

Ce mercredi qu'on appelle le "mercredi des cendres" ouvre cette période de 40 jours où nous suivrons Jésus au cœur de son ministère public qui va susciter bien des vagues. Plusieurs entrent en carême par habitude : je vais me priver de ceci, laisser ceci de côté ... autant de décisions ou de choix qui, parfois, n'impliquent pas tant une vraie conversion de tout notre être. Au lieu d'arrêter de faire des choses, commençons plutôt à poser des gestes qui vont nous engager sur le chemin de la relation à l'autre / Autre.

La beauté de ce jour et le réchauffement de la température nous font déjà espérer le printemps à venir. Et, pour celles et ceux d'entre nous qui aiment cultiver le terre, les projets de semences sont déjà en cours. J'aime le verbe cultiver ; il entraîne dans son sillage plusieurs actions : semer, prendre soin, arroser, fleurir, désherber ... et à l'automne récolter.

Si cela est vrai pour la terre qui nous nourrit, ça peut aussi s'appliquer à notre vie spirituelle et religieuse. Cultiver nos relations humaines, notre vivre ensemble, notre présence à l'autre : c'est un art. Ce temps de carême peut être le moment pour nous de creuser des sillons dans la terre de nos cœurs pour y semer les valeurs de l'Évangile qui y prendront racines, germeront, pousseront et donneront des fruits. Si on arrivait au jour de Pâques avec un cœur débordant d'amour ? L'amour de Dieu pour nous que nous faisons rejaillir sur celles et ceux qui nous entourent.

Ce 40 jours est une période privilégiée pour faire le bilan de notre relation à Dieu et aux autres. Réaliser que la prière est bien plus que des mots à réciter mais la pratique d'une relation avec le Dieu de ma foi. C'est un dialogue ouvert, à entretenir. Un moment de rencontre.

Au fil des jours qui viennent, puissions-nous prendre le temps de nous resituer dans la relation d'Alliance que nous avons avec Dieu.

† Yves

Réflexion sur les textes du premier dimanche du carême (A).

La liberté de choisir : la confiance ou le soupçon

Les textes de ce premier dimanche du carême ont pour thème central le choix que nous devons faire : celui d’être en confiance avec Dieu ou celui de la méfiance.

Dans la fable du récit de la tentation d’Adam et Ève au jardin d’Éden, c’est bien de cela dont il est question. Le rédacteur du livre de la Genèse présente le tentateur sous la forme d’un serpent. Le peuple d’Israël sait bien la menace que représente les serpents dont ils ont fait l’expérience au désert. On comprend bien que pour lui, il y a un poison encore plus terrible que celui du serpent : celui de la méfiance ou du détournement de Dieu et de l’Alliance. Vous aurez bien compris que le rédacteur de ce texte n’a pas la prétention d’agir en historien. Au final, ce texte nous interpelle sur le bien et le mal : qu’est-ce qui est bien ou mal pour moi ? Pour le cœur du croyant, le bien réside dans la confiance en la bienveillance de Dieu pour l’humanité.

Dans sa lettre aux romains, Paul utilise le mot règne pour parler de ce choix que nous sommes appelés à faire : qu’est-ce qui règne en moi ? Vous et moi, même remplis de toute notre bonne volonté, devons bien admettre que certains jours nous nous situons du côté de ce Adam soupçonneux quand nous doutons de Dieu ou quand nous nous estimons capable de tout par nous-mêmes ; à d’autres moments, nous sommes frères et sœurs du Christ quand nos comportements, nos décisions, nos paroles, sont alignés avec l’appel de l’Évangile.

Et Mathieu introduit le ministère public de Jésus par ce temps passé à l’écart au désert. Un temps de préparation, semblable à ce temps de carême que nous vivons. C’est l’Esprit qui conduit Jésus au désert, ce même Esprit qui s’est manifesté au jour de son baptême dans les eaux du Jourdain avec le Baptiste. Ce passage met en relief que Jésus n’est pas différent des siens : comme son peuple, il fait l’expérience du désert ; comme eux, il a faim ; comme eux, il doit choisir devant qui se prosterner. Or, ce n’est pas un serpent qui entre en scène ; le texte de Mathieu présente un personnage à 3 rôles qui va entrer en dialogue avec Jésus : le tentateur, le diable et satan. Le premier fait miroiter des illusions ; le second est celui qui veut le faire trébucher et le dernier est celui qui divise, qui sépare. Bien ancré dans sa foi, Jésus lui tient tête et reprend à son compte des paroles du livre du Deutéronome pour chacune de ses réponses.

Qu’en est-il pour nous ? Tout n’est pas perdu, loin de là. En tout temps, il nous suffit de faire confiance à Dieu et de compter sur sa miséricorde. Avoir l’humilité de reconnaître que nous avons besoin de Dieu. C’est précisément le sens des premiers mots du psaume de ce dimanche : pitié pour moi mon Dieu, dans ton amour. Il faut comprendre que dans le langage biblique, le mot pitié ne signifie pas être pitoyable ou digne de dédain (faire pitié à voir), mais plutôt l’incommensurable amour et bonté de Dieu pour nous. Si Dieu est capable de cette compassion et de cet amour qui dépasse toute compréhension et toute intelligence humaines, profitons de ce temps de carême pour nous exercer nous aussi, là où nous vivons, à faire le choix de la confiance en Dieu et à vivre quotidiennement cet amour.

†Yves

 

Lectures de la messe

Première lecture : Création et péché de nos premiers parents (Gn 2, 7-9 ; 3, 1-7a)

Psaume : (Ps 50 (51), 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17) R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

Deuxième lecture: « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 12-19)

Évangile : Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)

 

En raison de la présence du virus de la gastro dans les murs de la résidence Le Cousineau, il n'y aura pas de messe ce samedi 21 février 2026. 

Merci de garder les résidents et les membres du personnel dans vos prières.